Noa

1165 Mots
*Flashback* Pov : Noa - Je te jure Z ! Elle était énorme celle là ! Je m'exclamais en pointant du doigt le ciel étoilé. La tête de ma meilleure amie était posée sur le haut de mon torse, ses cheveux libéraient une douce odeur alors que le vent léger les faisaient doucement voler. Ses yeux étaient figés vers les points scintillants tandis qu'elle essayait de distinguer des mouvements en haut. - Je vois pas d'étoiles filantes ce soir, je dois peut être travailler sur mes problèmes de concentration... en même temps si tu arrêtais de parler je pourrais me concentrer un peu plus. - Tu peux me le dire si je te dérange hein, puis juste pour rappel c'est toi qui es allongée comme une masse sur moi. - Arrête, je suis pas aussi lourde que ça non plus. Je riais légèrement en lui tapant sur le haut du crâne avec ma main libre. Je me sentais bien, je pense même que les moments où je me sentais le mieux c'était avec elle. J'arrivais à ne plus réfléchir comme je le fais tout le temps et mon esprit se sent libéré. Peut être que Z était la réponse à toutes mes questions, c'est pour cela que je ne m'en posait pas quand j'étais en sa présence. - Eh... tu penses qu'un jour on va pouvoir être libre ? Elle me demandait soudainement et la question me pris au dépourvu. Je savais bien que Z tenait énormément a son peu de liberté et que son plus grand souhait était d'être totalement libre. - Je pense que la liberté est la possibilité de pouvoir faire tout ce que tu veux. Chacun a sa conception propre de sa liberté et voit les choses forcément différemment de toi, donc théoriquement chaque personne s'oppose directement ou indirectement à la liberté d'autrui. Tout le monde ne peut pas être libre... la preuve la majorité des habitants de ce pays pensent être libres alors qu'ils sont enfermés ici depuis presque un siècle. Je pense que la liberté totale n'existe pas ou qu'en tout cas elle est très difficile à trouver. On se préoccupera toujours des autres avant nous mêmes et donc ne pas penser à soit est un manque de liberté total. Il faut être égoïste car c'est la nature même de la liberté. Je lâchais soudainement. Je pensais chaque mots que je venais de prononcer mais je n'étais pas certain que Z ai tout compris. Elle restait silencieuse en jouant avec sa bague au doigt. Je venais peut être d'être un peu trop directe avec elle. Je savais bien qu'elle voulait ressentir cette sensation d'euphorie que procure la liberté en elle même, mais je préfère rester réaliste même si c'est lui briser ce souhait. - Un jour... je ne sais pas quand mais je suis certaine qu'il arrivera bientôt... je serai totalement libre ! J'en suis persuadée et on pourra tous l'être d'ailleurs. Elle s'était relevée pour se mettre sur les genoux face à moi, un grand sourire était affiché sur son visage et je pouvais juste admirer la détermination dans ses yeux vert. - On ira explorer l'extérieur et habiter au bout du monde ! La guerre sera totalement terminée et un monde nouveau naîtra j'en suis sure et certaine. Mes lèvres s'étiraient toutes seules sans que je ne m'en rende compte. Peut être que Z était vraiment la réponse à toutes mes questions. Voir à quel point elle prenait la vie du bon côté et de voir aussi sa passion et son acharnement me faisait du bien. Z était tout ce que je voulais être finalement. - J'espère que ton souhait se réalisera... c'est un beau rêve en tout cas. - Oh, il se réalisera j'en suis certaine je te dis, ce n'est plus qu'une question de temps et de patience. Je suis sure qu'il y a des choses magnifiques à découvrir sur les autres continents, peut être même qu'il y a la mer et que les océans existent vraiment ! Et si nous devenions les premiers hommes à découvrir tout cela, ça serait pas incroyable ? Je riais doucement face à son enthousiasme, elle était impressionnante, elle vivait pour ses convictions et avait des rêves plein la tête. Le mien était qu'elle réalise les sien et qu'elle soit réellement heureuse après tout ce qu'elle a vécue c'est ce qu'elle méritait le plus. Tout mon clan l'a prenait pour un monstre, une moins que rien mais elle était tellement plus que tout ça et je voulais absolument qu'elle s'en rende compte car malgré son fort caractère elle était une personne sensible qui cherchait juste à s'intégrer. Je me relevais du sol pour lui attraper le bras et qu'elle se tienne sur ses deux jambes. Je ne savais pas trop ce que je ressentais pour elle mais ce qui était certain c'est qu'elle était ma famille et que ma vie sans elle aurait bien été différente. Elle riait légèrement alors que j'avais encré mon regard dans le sien. Ses yeux brillaient, ses cheveux volaient légèrement au vent sur son visage angélique, son sourire était la chose la plus belle à mes yeux. Je n'avais pas du tout l'habitude de penser ça de quelqu'un même si j'étais très observateur, je voulais juste qu'elle le sache. - Je crois que t'es la plus belle personne que je connaisse Z. Je veux juste que tu le sache parce que sans toi j'aurais été quelqu'un d'autre. Tu me fais rêver et je ne sais pas si c'est positif ou non mais je veux juste te remercier d'être là pour moi. T'es comme ma sœur et je ne pourrais jamais rêver mieux comme amie. Je sais pas mais j'ai l'impression que je peux tout te dire même si tu sais bien que j'ai du mal à exprimer ce que je ressens et ce que je pense. J'suis pas super expressif et même te dire tout ça me gêne énormément mais j'ai juste besoin de te le dire une bonne fois pour toute je pense. Ne change jamais parce que sans toi la vie serait beaucoup trop monotone et triste, je me lève le matin en sachant que je vais pouvoir te voir, te parler, rire avec toi, m'amuser... t'es l'une des raisons principales pour laquelle j'arrive à me sortir de ce trou qui commence peu à peu a se refermer sous mes pieds... je t'aime, et je le pense vraiment, je ne veux plus jamais que tu te sente rejetée, pas à ta place ou encore seule parce que tu l'es pas et que moi je serai toujours là pour toi. Je crois en toi et je crois en nous... Avant même que je ne finisse ma phrase ses bras venaient entourer ma nuque. Son corps était collé au mien et il ne me fallut pas plus d'une seconde pour la serrer fort contre moi. Je savais bien qu'elle ne saurait pas quoi répondre et que les mots ne valaient presque rien pour elle.
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