Serena

1965 Mots
* Flashback* Pov : Serena Il n'y avait pas un seul bruit dans les couloirs de notre maison, pour une fois que Z ne se faisait pas gronder pour je ne sais quelle raison par notre père, le silence était appréciable. Je fermais la porte de ma chambre doucement pour ne pas faire de bruit et déranger ma famille, je rangeais dans la pochette accrochée à ma cuisse un kunaï que je venais de récupéré sur mon bureau. - Salut ! Criait ma jeune sœur, un grand sourire aux lèvres, mon cœur avait fait un bon quand j'avais relevé la tête, surprise de la voir et de l'entendre briser ce silence paisible. - Moins fort Z, les parents dorment ! Je chuchotais en la réprimandant, elle riait aux éclats en roulant ses yeux, elle était vraiment incorrigible mais je ne pu m'empêcher de sourire en entendant son rire mélodieux. - C'est bon, les vieux sont en bas dans le salon... tu pars en entraînement ? Elle me demandait en dévisagent de haut en bas notre combinaison d'outsider. Je hochais la tête et commençais à marcher en direction de la porte d'entrée pour pouvoir sortir. Nous descendions toutes les deux le grand escalier en faisant le moins de bruit possible. - Tu n'as pas un entraînement toi aussi ? Je la questionnait à mon tour en arrivant devant la grande porte en bois blanc. - Si si, je dois m'entraîner avec Léo et le professeur Shira... j'imagine qu'ils vont devoir m'attendre. - C'est vraiment pas sérieux tout ça, tu pourrais faire un effort et arriver à l'heure aux entraînements de nuits ou même de jours. - Je vais y aller ne t'en fais pas... juste pas maintenant, et toi ? Avec qui tu vas t'entraîner ? - Avec Kurtis, c'est le scientifique Erwin qui va superviser cet entraînement, il veut tester notre énergie vitale. - Et bien bonne chance ma petite, et oublie pas de lui foutre une bonne correction de ma part à cet abruti. - Je n'y manquerai pas... essaye de rentrer assez tôt. Je lui fit un clin d'œil avant de sortir en fermant la porte de la maison. L'air était assez bon ce soir et je pouvais entendre le bruit de cigales qui chantaient un peu partout. Il ne me fallait que dix minutes pour arriver au terrain d'entraînement où mon camarade de promotion était déjà sur place accompagné de ce cher Erwin qui gribouillait encore sur son carnet rouge. - Bonsoir. Je disais d'une petite voix et les deux garçons relevaient leurs têtes vers moi. - Ah, bonsoir Serena, nous allons pouvoir commencer. Kurtis me saluait gentiment de la tête avec un petit sourire que je lui rendais. Il était un garçon assez sympa, enfin de mon point de vue, et je ne comprenais pas pourquoi lui et ma petite sœur se haïssaient autant alors qu'ils pourraient devenir de très bons amis au fond. - Je vous explique un peu le contexte de cet entraînement, vous n'allez pas vous battre mais vous allez tester votre énergie vitale en effectuant de nouvelles techniques, les imbibants d'énergie le plus possible. - Ça me va... je peux commencer si tu veux ? Je hochais la tête positivement et ça me rassurait de ne pas à avoir à me battre contre Kurtis. Il était très puissant et ne contrôlait pas du tout sa force. Le professeur plaçait une puce sur le cou de mon camarade avant qu'il ne se mette en place. Nous nous reculions de quelques mètres derrière lui pour qu'il ai assez d'espace. - Tobi Tsubute ! Des morceaux énormes de terres se décrochaient sur sol pour l'éviter autour de lui. Il arrivait à les lancer à une vitesse incroyable alors qu'ils s'écrasaient sur les arbres gigantesques devant nous causant un fracas énorme. Il relâchait toute la pression et repris son souffle, c'était incroyable d'avoir une telle puissance alors qu'il n'avait que seize ans. - Impressionnant Kurtis, ton énergie vitale à augmenté de sept points sur l'échelle... c'est vraiment incroyable, je vois que tes entraînements acharnés te servent beaucoup. - Merci. Il répondait en revenant vers nous alors que le scientifique plaçait une puce sur mon cou à mon tour. Je ne savais pas comment égaliser ce tel travail mais il fallait bien que je ponde quelque chose. - Surtout ne te met pas la pression Serena. Je hochais ma tête et me concentrait un bon coup. - Kaze no Maki ! Un rouleau de vent sortait de mes deux paumes de mains se dirigeant à toute vitesse vers les débris que mon camarade avait laissé un plein milieu. Je rassemblais toute l'énergie vitale de mon corps dans mes mains sur un point précis. Le rouleau s'agrandissaient de plus en plus juste avant de s'écraser sur les débris les envoyant balader une cinquantaine de mètres plus loin. Ils s'écrasaient tous les un contre les autres alors que deux arbres tombaient au même moment se mélangeant aux dégâts qui étaient devenus poussière. Je reprenais mon souffle doucement à mon tour, j'avais tout donné. - Tu augmente de neuf points sur l'échelle Serena ! Tu vois que tu peux quand tu veux... c'est très impressionnant toute l'énergie que tu possèdes, à quelques points près tu pourrais égaliser les créateurs du pays. L'échelle de l'énergie vitale permet de savoir jusqu'où nous pouvons utiliser celle ci. Selon la légende les créateurs du pays sont arrivés au nombre de treize, personne n'a jamais pu atteindre un niveau pareil. - Merci... c'est gentil. Je soufflais une bonne fois avant de les rejoindre alors que Kurtis me tapait dans la main et que le scientifique griffonnait je ne sais quoi sur son carnet à toute vitesse. - Cela me permet d'évaluer votre niveau et surtout de voir si vous êtes en constante évolution ou que vous stagnez au même niveau... mais bon, je ne vous apprends rien. Vous faites preuve tous les deux d'une grande puissance, Kurtis tu dois encore apprendre à contrôler celle-ci et toi Serena ait un peu plus confiance en toi et tout devrait bien se passer. *** Nous nous étions retrouvés au laboratoire du scientifique qui mélangeait quelques liquides dans des fioles, encore une de ses expériences... Il se retournait vers nous en positionnant deux fioles vides sur une paillasse blanche. - Je vais avoir besoin de votre sang pour remplir ces deux tubes, je ne vous montre pas comment faire n'est-ce pas ? Nous hochions la tête en même temps alors que nous nous rapprochions de la table carrelée de plaques blanche. Je sortais un Kunaï de ma pochette pour ensuite me trancher délicatement la paume de ma main gauche et faire couler mon sang dans la fiole, essayant de ne pas en mettre partout. Mon camarade faisait de même et je faisais abstraction aux picotements. Ce n'était pas la première fois qu'on nous demandait de faire ça. Notre sang était assez spécial puisqu'il était imprégné de notre énergie vitale et c'était comme ça qu'Erwin nous concoctait ses petits mélanges en fonction de nos énergies respectives. - Merci bien, il y a des bandages et des pansements sur l'étagère de la troisième armoire. Je passais ma main sous l'eau avant d'enrouler une b***e blanche et épaisse autour de ma main tandis que Kurtis la passait simplement sous l'eau sans pour autant la b****r. - Tu veux que je t'enroule un bandage ou te mette un pansement ? Je proposais gentiment en pointant du doigt sa main encore ensanglantée. - Non, ça va aller. Merci. Je hochais la tête et le scientifique Erwin nous fit disposer. Je me demandais si Z était allée à son entraînement ou bien si elle était partie faire je ne sais quelle bêtise encore. Nous sortions du souterrain de notre académie pour rejoindre le monde extérieur. Je n'étais pas forcément très proche de Kurtis car il était assez inaccessible et je ne pouvais pas essayer de briser sa carapace directement. Tous les membres du clan de la terre sont comme ça et je ne peux rien y changer après tout. - Je ne savais pas que tu pouvais faire face à autant de puissance... tu devrais la mettre à profit plus souvent. Il brisait le silence soudainement alors que nous marchions vers l'intersection des quatre clan pour rejoindre nos districts respectifs. - Merci... j'imagine. Je ne peux pas te dire la même chose car tu la mets déjà à profit mais félicitations. Il hochait simplement sa tête sans rien dire et continuait sa marche à côté de moi tranquillement. - Tu sais, je me suis toujours demandée, enfin après si tu ne veux pas me dire la raison je pourrais comprendre, mais pourquoi tu détestes vraiment ma petite sœur ? Je lui demandais subitement mais son expression faciale ne changeait pas du tout. - Tu la considère vraiment comme ta sœur alors que c'est une rejetée ? - Ce n'est pas une rejetée, elle fait partie intégrante de ma famille et c'est la personne que j'admire le plus ici. Je haussais le ton a cause de ses propos sans m'en rendre compte le faisant lâcher un petit rictus. - Elle n'est pas ta véritable famille... ne l'oublie pas. - On a été élevée ensemble alors si, je l'aime comme ma sœur parce que c'est ce qu'elle est pour moi... maintenant arrête de tourner autour du pot et dis moi la raison pour laquelle tu la déteste tant. Un silence s'était installé quelques instants. - Z est mon ennemie, je ne vois pas pourquoi je devrais lui porter quelconque intérêt. Je ne ressens même pas de la pitié pour elle. - Pourtant vos histoires sont similaires quand on y pense, vous pourriez très bien vous étendre si vous essayez. - Je ne veux pas essayer de m'entendre ou de sympathiser avec une imbecile comme elle, mon but est de devenir plus puissant quant à elle, elle passe ses journées à foutre la m***e. - Ce n'est pas une raison de vous haïr comme vous le faites. - Ce n'est pas que ça mais je ne préfère pas en parler... t'es tellement différente d'elle, c'est comme si vous aviez été élevées dans deux mondes différents. Tu es tout ce qu'elle n'est pas alors je ne vois pas pourquoi tu l'admire autant. - Elle n'a jamais eut une vie facile mais a toujours affichée un grand sourire sur son visage, sa détermination finira par la perdre mais elle ne perd jamais espoir et est très courageuse et puissante. Même si parfois elle peut être un peu indisciplinée, ça viendra avec le temps. Et justement, elle est tout ce que je veux être. - Et tu veux être quoi exactement ? - Libre comme elle. Nous nous arrêtions de marcher arrivés à l'intersection. Il ne répondait plus rien et encrait son regard dans le mien. Déstabilisée je baissais le mien pour atterrir sur sa main ensanglantée, le sang coulait au sol à grosses gouttes. - Pourquoi tu n'as pas mis de bandage ? Je le questionnait en attrapant son bras doucement. - Il n'en restait plus qu'un seul et je voulais pas que tu rentres chez le major de l'air avec la main en sang. Il m'avait donc laissé le dernier bandage. C'était généreux de sa part et je me sentais soudainement mal. - Je vois... Je déroulais le bandage de ma main, il n'y avait pas beaucoup de sang dessus et c'était le point principal. J'attrapais sa main pour enrouler le bandage autour de celle-ci, il se laissait faire. - T'en as plus besoin que moi, mon entaille est beaucoup moins profonde que la tienne, désinfecte tout ça chez toi. Il souriait gentiment mais ne disait toujours rien. - Tu vois, c'est pour ça que t'es complètement différente d'elle... passe une bonne nuit Serena.
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