Le père et l’époux

3230 Mots

XVII LE PÈRE ET L’ÉPOUX. Le Batteur d’Estrade se tenait appuyé, sombre et immobile, contre le socle informe et massif de l’idole. Son costume, d’une étoffe grossière et d’une coupe américaine, lui donnait de prime abord l’apparence d’un pionnier yankee. Il portait une carabine à deux coups ; ses fortes chaussures n’avaient point d’éperons ; une courte et épaisse lanière en cuir, qui lui servait de fouet ou de cravache, était attachée à son poignet droit par une espèce de dragonne. M. d’Ambron, après une indécision due plutôt, sans doute, à la surprise qu’au raisonnement, avait mis pied à terre et s’était avancé lentement vers Joaquin d**k. L’attitude sévère du Batteur d’Estrade et le peu d’empressement du jeune homme donnaient au début de cette réunion une froideur presque hostile. Jo

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