Un heureux augure

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XIX UN HEUREUX AUGURE. Le Batteur d’Estrade se disposait à prendre la parole, lorsque Lennox l’arrêta du geste. — J’ai d’abord une explication à te demander, Joaquin, lui dit-il : Pourquoi donc ton cheval Gabilan, que j’ai rencontré tout à l’heure à une demi-lieue d’ici, avait-il l’air si affligé ? La tristesse de cette brave bête m’a fait supposer que tu avais été victime d’un accident ou d’un combat. — Gabilan n’est point triste, cher Lennox, il est seulement jaloux ; il ne peut oublier qu’il y a quinze jours il m’a vu monté sur un autre cheval que j’avais pris, en son absence, au rancho de la Ventana, pour me jeter à la poursuite de de Hallay. Mais quel intérêt peux-tu apporter au plus ou moins de gaieté ou de tristesse de Gabilan ? — J’ai toujours eu beaucoup d’amitié pour Gabilan

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