La rançon

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XXII LA RANÇON. Quoiqu’il se fût écoulé plus d’une demi-heure depuis qu’il s’était jeté tout habillé sur son lit, M. de Hallay ne dormait pas encore ! Le bras gauche replié sous sa tête, le dos appuyé sur sa couche et les jambes pendantes sur le sol, il était en proie à un affaissement physique et moral qui engourdissait ses nerfs et donnait des bourdonnements à son cerveau. Ses pensées, ordinairement si nettes, si arrêtées, si positives, étaient obscurcies comme par un épais brouillard ; sa torpeur était si grande que, loin de songer à combattre cette double léthargie momentanée du corps et de l’esprit, il l’acceptait au contraire avec une joie semblable à celle qu’éprouve le voyageur harassé de fatigue, lorsque sonne l’heure de la halte et du repos. Cependant un léger bruit qu’il avait

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