XXVII LE PASSAGE DU JAQUESILA. Lorsque les premières clartés de l’aube révélèrent, le lendemain, aux aventuriers toute l’étendue des désastres de cette nuit, qui pouvait être si fatale au succès futur de l’expédition, une morne et lugubre consternation régna dans leur camp. Non-seulement l’incendie avait détruit les moyens de transport et la plus grande partie des vivres, il s’était, en outre, attaqué aux munitions de guerre : plusieurs tonneaux de poudre, atteints par la flamme, avaient sauté ; ce malheur était irréparable. Une perte presque aussi importante était celle des bœufs ; car, en dehors même des services que ces animaux rendaient comme attelages, ils offraient une précieuse garantie contre la famine ; la saison, déjà très-avancée de l’année, ne permettant plus de compter que t


