Suite et délivrance-3

1870 Mots

« Mon père demanda au capitaine s’il voulait s’embarquer avant la nuit. Le capitaine demanda vingt-quatre heures pour remplir d’eau fraîche ses tonneaux et pour faire une provision de poisson et de fruits. Mon père y consentit à regret : il désirait tant revoir la France, sa femme et son enfant ! Pour moi, cela m’était égal ; J’aimais mon père par-dessus tout ; avec lui j’étais heureux partout ; je n’avais que lui à aimer dans le monde. Sophie Est-ce que tu n’aimais pas les petits sauvages qui t’aimaient tant ? Paul Je les aimais bien, mais j’avais passé ces cinq années avec la pensée et l’espérance de les quitter ; et puis ils étaient plutôt mes esclaves que mes amis ; ils m’obéissaient comme des chiens et ne me commandaient jamais ; ils prenaient mes idées, ils ne me parlaient jamais

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