La mer et les sauvages-3

1352 Mots

Te souviens-tu, brave enfant de la France, etc. que chantaient souvent nos pauvres marins de la Sibylle. Aux premières paroles, les petits sauvages restèrent immobiles. Mais leur surprise et leur admiration fut partagée par le roi et ses sujets, quand mon père et le Normand m’accompagnèrent de leurs belles voix retentissantes. Quand nous eûmes fini, les sauvages, y compris les petits, tombèrent tous la face contre terre, ils se relevèrent d’un bond, coururent au commandant et au Normand, auxquels ils donnèrent tous les témoignages d’amitié qu’ils purent imaginer. Ils cherchèrent à imiter nos chants, mais d’une manière si grotesque que nous rîmes tous à nous tenir les côtes. Ils paraissaient enchantés de nous voir rire ; ils riaient aussi et faisaient des gambades comiques. Sophie Pardon

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