Pendant la journée qui suivit, je n’avais de cesse de m’imaginer comment ce serait. C’était à peine si je pouvais rester concentré sur tous les évènements de cette journée là.
Plus le temps de se voir se rapprochait, plus j’étais en train de stresser à l’idée de f***********r à une sirène. Tout me passait à l’esprit. En réalité, tout ça me dépassait complètement. Je ne savais même pas si je devais prendre des préservatifs ou pas, mais quand même j'en avais pris.
Il était déjà un peu plus de 21 heures, je m’étais installé au salon de la terrasse perdue dans mes pensées, le regard dans le ciel, quand j’entendis la voix de Junior qui me ramena sur terre.
- JUNIOR : Hehoo ! Ici la terre !
- DILANE : Hein !?
- JUNIOR : Est-ce que ça va ?
- DILANE (surpris) : hein ! O… Oui ça va… Pourquoi tu demandes ?
- JUNIOR : Pour rien. (Regarde Dilane dans les yeux). Tu as un truc à me dire ?
- DILANE : Mais pourquoi il me demande ça subitement comme ça ? Se dit-il intérieurement. Non tout va bien… Et toi es-tu sûr que ça va ?
- JUNIOR : C’est toi qui as l’air ailleurs depuis aujourd’hui… Pas moi.
Une fois encore Junior se doutait de quelque chose et je ne pouvais pas laisser se doute grandir en lui, car tôt ou tard, il pourrait fini par le découvrir. Alors une idée me vint à l’esprit.
- DILANE : En fait si. Je suis un peu préoccupé.
- JUNIOR : Raconte.
- DILANE : Danielle, ça fait déjà un bon bout de temps qu’elle est revenue, mais j’ai l’impression qu’elle ne veut plus rien savoir de moi. Elle m’ignore complètement. C’est même à peine si on se dit bonjour. Je ne sais pas ce que je lui ai fait pourtant.
- JUNIOR : Et tu as déjà essayé de lui parler ?
- DILANE : Bien sûr, mais elle ne me laisse pas l’occasion.
- JUNIOR : Si tu as essayé, alors dit toi que tu as fait ce que tu avais à faire. Maintenant à elle de voir… Et si elle ne veut plus rien savoir de toi. Ne t’en fais pas mon frère. C’est moins grave que ça en a l’air.
- DILANE (Le regard déprimé) : D’accord… Je ferai comme ça.
- JUNIOR : Allez frérot ne déprime pas… Si tu as réussi à avoir Danielle, tu peux en avoir d’autres.
- DILANE : Je crois qu’il a marché. Se dit-il intérieurement. Tu as peut-être raison. Bon, je vais dans ma chambre, commencez ma nuit.
Je me levais et quittais Junior, satisfait de lui avoir ôté le doute qu’il se faisait. Mais plus stresser que jamais au fur et à mesure que j’avançais vers ma chambre. Au niveau de la porte, je pris une grande inspiration avant d’entrer, au fond, je me disais que je la verrais en entrant, allongée toute nue sur mon lit.
J’ouvre ma porte et j’entre et au même moment avant même que la porte ne soit assez ouverte pour que je puisse voir mon lit, je sens un courant d’air. Je m’attends déjà à la voir, mais quand je regarde sur mon lit, personne. Je ferme ma porte et regarde partout, mais aucun signe d’elle. Le courant d’air était à cause de la fenêtre qui était encore grandement ouverte alors en ouvrant la porte, du vent avait circulé.
Je m’étais alors allongé sur mon lit rien qu’avec un caleçon malgré la fraîcheur. Et je l’avais attendu jusqu’à ce que je sois vaincu par la fatigue et que je m’endorme.
En un temps qui m’avait paru comme une minute, je sens une main se déposer sur ma poitrine à répétition. Et puis une voix.
- Réveil toi Dilane.
Le sommeil pesait encore sur moi, mais petit à petit, je me réveillais.
- DILANE : Kaï-Lani, c’est toi ?
Après avoir dit cette phrase, la seconde d’après, j'ouvre les yeux, un sourire bête aux lèvres et la première chose qui frappe à mes yeux est ce visage familier. Qui me lance un regard étrange.
- C’est qui Kaï-Lani ?
Il s’agissait de Marie-Louise. Et c’était déjà le matin.
- DILANE (surpris) : Hein !? Mais qu’est-ce que, tu fais là ? Quoi c’est déjà le matin ?
- MARIE-LOUISE : Non ! C’est la nuit. Nous, on va partir à l’école et te laisser attendre Kaï-Lani.
Dit-elle en s’en allant tout en riant.
Kaï-Lani n’était pas venue.
Je m’étais alors levé pour aller me tenir à ma fenêtre et plonger mon regard dans l’océan. Je m’interrogeais sur son absence. Mais je ne m’étais pas inquiété plus que ça, car très vite, je m’étais dit qu’il y avait une raison. En plus c’était un jour de classe alors, il fallait que je me prépare pour y aller en me rassurant qu’elle sera là ce soir.
Sauf que ce soir là également, Kaï-Lani n’était toujours pas venue. Ni le soir suivant et même le soir d’après.
Seule dans ma chambre.
- DILANE : Mais que se passe-t-il ? Pourquoi elle ne revient pas ? Aurait-elle changé d’avis ? Même si c’était le cas, elle n’a tout de même pas besoin de disparaitre de la sorte…
- Tu parles tout seul ?
Pendant que je réfléchissais à voix haute, Marie-Louise me surprit. Et elle n’était pas toute seule.