Adieu Dilane

1302 Mots
La remercier était tout ce que j’avais pu lui dire après qu’elle m’ait dit qu’elle me laisserait désormais tranquille. Et tandis que je me m’attendais maintenant à ce qu’elle se lève pour partir, elle me dit plutôt une demande. - KAÏ-LANI : Dis-moi, puisque c’est la dernière fois qu’on se voit, est-ce que… Est-ce que je peux encore rester avec toi quelques instants ? Dilane la regarde. - DILANE : Bien sûr. Si ça peut te faire plaisir. - KAÏ-LANI : Mais ça me fait plaisir. Dit-elle avec un grand sourire avant d’ajouter. Alors, parle-moi un peu de toi. - DILANE : De moi ? Bah… Il n’y a pas grand-chose à dire crois-moi. Je suis plutôt du genre cliché comme gars. - KAÏ-LANI : Ça veut dire quoi cliché comme gars ? - DILANE : Euh… Sans intérêt… Ennuyant... Tout ça quoi. - KAÏ-LANI : Ah bon !? Moi, je ne trouve pas que tu es sans intérêt. Lui dit-elle en le regardant droit dans les yeux. Elle accompagne ce regard avec un sourire. Dilane se perd un instant dans le regard de Kaï-Lani, puis il se détourne de ceux-ci brusquement. - KAÏ-LANI : Qu’est-ce qu’il y a ? - DILANE : Non rien… Juste… Ton regard… Il… J’ai toujours l’impression… - KAÏ-LANI : Quoi ? - DILANE : Qu’il m’appelle ? - KAÏ-LANI : C'est vrai !? C’est étrange. Mais il doit y avoir une explication. - DILANE : Certainement. - KAÏ-LANI : J’aimerais savoir autre chose… D’où est-ce que tu viens ? - DILANE : Je viens d’Angleterre… Là-bas je vivais à Londres. - KAÏ-LANI : Londres… Je n’y suis jamais allée. Mais ça me semble très loin. Mais, pourquoi tu es venu ici ? Suite à cette question, l’expression Dilane change. Il est triste. À propos de ça, s’il faut en parler, il aurait beaucoup de choses à dire à Kaï-Lani, mais en même temps, il ne sait pas par où commencer. Il tourna son regard vers elle et la vit le fixer avec ses yeux d'un bleu océanique et profond. Un sourire chaleureux illuminant son visage. Kaï-Lani est patiente et attentive. Elle sent que Dilane a besoin de parler, et elle veut l’écouter. Elle lui prend la main et la serre tout doucement. Avec ce geste, Dilane se sent rassuré par sa présence. Il prend une grande inspiration et commence à lui raconter son histoire. - DILANE : (soupirant) En fait, pour te résumer un peu l’histoire, mon père est un homme qui gagne vraiment très bien sa vie. Mais malheureusement, il rencontre depuis quelque temps de très graves problèmes à son travail. Alors, ma mère et lui ont décidé de m’éloigner de tout cela. Et donc, voilà où je suis. Et il y a peu de temps, ma mère m’a appelé pour me dire que les agents du gouvernement étaient venus l’arrêter, et depuis ce jour, elle n’a plus eu de ses nouvelles… Et elle non plus ne m’a plus donné de nouvelles depuis. En couvrant son visage de ses mains, il sent la main douce et chaleureuse de Kaï-Lani se déposer sur son épaule. Il lève la tête pour croiser son regard. Son visage, auparavant rayonnant, s’était assombri. Ses yeux, se remplirent de tristesse et de compassion. Elle le regarda avec une tendresse infinie, comme si elle pouvait ressentir sa douleur à travers son propre corps. Puis, elle lui dit : - KAÏ-LANI : Ça me rend triste d’entendre tout ça. Mais, je suis certaine que tout finira par s’arranger. Elle le lui dit en rattrapant une de ses larmes avec son doigt. - DILANE : Ce n’est pas l’impression que j’ai. J’ai plutôt l’impression que je ne reverrai plus jamais mon père. Et encore moins ma mère. Et puis j’ai tout ça qui me dérange déjà tellement… Et toi, tu te mets à me créer d’autres soucis… Jusqu’à tu as failli me tuer. Et je ne peux en parler à mes parents, car ce serait les dupliquer le stresse qu’ils ont déjà. - KAÏ-LANI : Je suis vraiment désolée pour toi. Je ne le savais pas. Même s’il est vrai que… Dans la mesure où je l’avais su, les choses, ce serait possiblement, passez de la même façon. Dit-elle en esquissant un sourire nerveux. - DILALE : Ah oui ? - KAÏ-LANI : C’est que… les êtres comme moi avons tendance à souvent être très égoïste. Et moi en plus de ça je suis très obstinée. - DILANE : Je comprends. Mais peut-être que si tu avais eu une approche plus… Subtile, on serait devenu ami comme tu le voulais. - KAÏ-LANI : Vraiment ? - DILANE : Bien-sûr ! - KAÏ-LANI : Dommages… À cause de nos pratiques, je n’ai pas pensé à ça. Je le regrette... Vraiment. - DILANE : Oui… C’est dommage. Aujourd’hui, j'ai plus peur de toi que je ne veuille être ton ami. - KAÏ-LANI : Et là, est-ce que tu as peur ? Il se regarde dans les yeux. En réalité à ce moment précis, Dilane n’a pas peur. - DILANE : Oui ! Dit-il hésitant en détournant le regard. - KAÏ-LANI : Je te comprends. - DILANE : Dis, est-ce que tu peux me laisser seul maintenant s’il te plaît ? - KAÏ-LANI : Oh bien sûr. Je suis heureuse d’avoir pu rester encore un peu avec toi. Et j’ai compris que tu ne veux pas de moi, je vais te laisser tranquille. Une dernière chose. - DILANE : Quoi ? - KAÏ-LANI : Je voudrais dire au revoir à ta jeune sœur. Si tu veux bien. - DILANE : A Marie-Louise, bien sûr. Allez suit moi. On sort et on croise Marie Louise sur la terrasse. - KAÏ-LANI : Je suis déjà en train de rentrer Marie. Je ne pouvais plus manquer de te dire au revoir. - MARIE-LOUISE : Okay okay… Au moins cette fois, tu ne m’as pas oublié. J’espère te revoir. - KAÏ-LANI : On verra d’ici là. Dit-elle en regardant Dilane avant de poursuivre. Pour l’heure, bye bye Marie. - MARIE-LOUISE : Bye Danielle. Après qu’elle ait fini de dire au revoir à Marie-Louise, je la raccompagne jusqu’au portail. Devant le portail, à l’extérieur. - KAÏ-LANI : Bon, je vais ramener la belle Danielle chez elle. Et puis, ça m'a fait grandement plaisir d'avoir enfin pu passer de temps avec toi sans que tu penses qu'à partir. - DILANE : D’accord… Et merci à toi de bien vouloir accepter. - KAÏ-LANI : Au fait, je n’ai jamais pu te le dire… Tu es vraiment un très beau garçon Dilane. Il y a quelque chose en toi, que je n’arrive pas à… Desceller. Me dit-elle avec un très joli sourire en me regardant dans les yeux comme si elle cherchait quelque chose. Puis, elle se tourne pour s’en aller. Je la regarde s’éloigner quand quelque chose me revient à l’esprit. - DILANE : Attends ! Elle s’arrête et se tourne et Dilane avance vers elle. - KAÏ-LANI : Oui Dilane… Qu’y a-t-il ? - DILANE : Tiens ! - KAÏ-LANI : Mais, c’est... C’est mon présent pour toi. Alors, tu… Tu ne le lui avais pas donné ? - DILANE : Non… Je l’ai changé au dernier moment. Je voulais te le rendre. Dilane est en train de lui tendre le bijou. Elle prend la main de Dilane et la referme de ses deux mains et dit : - KAÏ-LANI : Je suis heureuse. Merci, mais… Je voudrais que tu le gardes quand même. J’ai promis de te laisser tranquille… Ne t’inquiète pas. Gardes le s’il te plaît Dilane. Dilane n’arrive pas à résister au regard que lui lance Kaï-Lani. Il accepte et remet le bijou dans sa poche. - DILANE : D’accord… Alors, au revoir Kaï-Lani. - KAÏ-LANI : (Souriante) Adieu… Dilane.
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