IX Simonne avait-elle été sincère ? Ce fut la question que Blanchon agita en rentrant à Paris. Il lui était difficile de le croire, et à quelque point de vue qu’il l’examinât, tout en elle lui paraissait faux ; des pieds à la tête, de cœur, d’esprit, de manières d’habitudes, ses paroles, ses silences, ses sourires ou ses froncements de sourcils, tout n’était que mensonge. Et cependant, pourquoi n’aurait-elle pas été touchée par ce qu’il avait dit, sinon dans son honneur et sa dignité, au moins dans son amour-propre ? Rivale de la vieille Raphaëlle et de la petite Rosa Glady ? N’y avait-il pas là de quoi être cruellement humiliée ? N’y avait-il pas de quoi rompre cette liaison honteuse pour une femme comme elle, et même pour quiconque aurait eu un peu de fierté au cœur ? À la vérité,


