III - La brasserie de la rue Blondel-2

1303 Mots

Le comédien lutta longtemps, défendant le terrain pied à pied. Il proposa de refaire les devis : On pourrait avoir la chose à meilleur compte… – « Ce serait toujours trop cher pour moi, interrompit Risler… Mon nom ne m’appartient pas. Il fait partie de la raison sociale. Je n’ai pas le droit de l’engager. Me voyez-vous faisant faillite ? » Sa voix tremblait en prononçant ce mot de faillite. – Mais puisque tout sera en mon nom ! disait Delobelle, qui n’avait pas de superstition. Il essaya de tout, invoqua les intérêts sacrés de l’art, alla même jusqu’à parler des petites actrices dont les œillades provocantes… Risler eut un gros rire : – Allons, allons, farceur !… Qu’est-ce que vous me racontez là… Vous oubliez que nous sommes mariés tous les deux, même qu’il est très tard et que nos femm

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