Je reconnus le tracteur de Fanch Portal, ce paysan complaisant qui abritait les épaves de son copain Berrou dans sa grange. La Mercedes de Pierre Guiriec gisait les quatre roues en l’air dans le marais, presque exactement à l’endroit où la 4 CV de Robert Bosser avait été retrouvée. Seulement, comme c’était une voiture beaucoup plus rapide que la 4 CV du malheureux comptable, elle s’était enfoncée bien plus loin que celle-ci dans le marais. Elle aussi gisait sur le toit, et comme elle était beaucoup plus lourde, on ne voyait que les roues qui dépassaient hors de l’eau noire. Oliveira s’était courageusement mis à l’eau tandis que, dans la voiture, l’adjudant-chef Lepaul appelait fébrilement des secours. — Mon Dieu! gémissait le paysan, j’ai rien pu faire! Il est arrivé comme un fou, je su


