Chapitre 16 Jean-Louis Berrou n’avait pas que les cactus comme passion. Je m’étais imaginé que la grande bâtisse de briques couverte d’Éverite contenait un fatras de pièces hétéroclites, de vieilles voitures dormant sous la poussière, de souvenirs de son ancien métier, de machines obsolètes enveloppées de toiles d’araignées conservées on ne sait trop pourquoi et que ses héritiers auraient un jour à vider. Eh bien! je m’étais trompée. J’eus l’impression d’entrer dans une cathédrale moderne dédiée au culte du moteur à piston. Des murs, peints d’un blanc immaculé, l’entre-poutres isolée par des plaques d’aluminium brillantes, la charpente métallique rivetée, laquée d’un rouge éclatant; on eût dit que l’entreprise de peinture venait de passer la veille. Pas la moindre trace de cambouis sur


