Chapitre 7 À mon grand soulagement, le commandant Mariette était un solide gaillard sympathique, d’une quarantaine d’années, qui ne paraissait pas avoir de prévention contre les femmes flics. J’ai eu si souvent à souffrir de gendarmes ou d’officiers de police qui considèrent que la défense de la loi est le domaine réservé du sexe dit fort, que je me réjouis chaque fois que j’ai à coopérer avec un homme qui me regarde comme un être normal. Mariette connaissait bien Fortin pour l’avoir rencontré dans des concours de tir interarmes où mon équipier avait l’habitude de rafler toutes les coupes. Il commença par s’enquérir de sa santé et de l’avancement de sa carrière. — Pour ce qui est de sa santé, lui dis-je, elle est plus florissante que jamais. Comme vous le savez, il s’en préoccupe fort


