Chapitre 17Hrodbehrt marchait vite, d’un pas sûr, sans hésiter sur la direction à prendre, remerciant intérieurement Lonah de lui avoir permis d’acquérir sa stature d’homme. Il savait que les dangers, les épreuves et même les peurs ne lui seraient pas épargnés ; mais il savait tout aussi sûrement qu’il irait jusqu’au bout du même pas ferme. La forêt s’arrêtait brusquement, son orée comme tracée au cordeau par un jardinier méticuleux, faisant place à une étendue aride. Sous les arbres régnait une agréable fraîcheur mais ici, une chaleur accablante faisait vibrer l’air. Pas une plante, pas un animal. Stupéfait, et saisi d’un doute, Hrodbehrt se retourna : la forêt avait disparu ; de tous côtés s’étendait le désert minéral. — Ne craignez rien, dit-il à ses amis inquiets. Derrière nous, ce n


