XXXIXPeut-être, Sténio, que j’ai eu tort envers vous ; mais ce tort n’est pas celui que vous me reprochez, et celui dont vous m’accusez, je n’en suis pas coupable. Je ne vous ai pas trompé, je n’ai pas voulu me jouer de vous ; j’ai eu peut-être quelques instants de mépris, quelques bouffées de colère à cause de vous et à côté de vous ; mais c’était contre la nature humaine, non pas contre vous, pur enfant, que j’étais irritée. Ce n’est point pour vous humilier, encore moins pour vous décourager de la vie, que je vous ai jeté dans les bras de Pulchérie. Je n’ai même pas cherché à vous donner une leçon. Quel triomphe pourrais-je goûter à l’emporter par ma froide raison sur votre candeur inexpérimentée ? Vous souffriez, vous aspiriez à la réalisation fatale de votre avenir : j’ai voulu vous


