21 Vendredi 5 juillet, fin d’après-midi L’orage menaçait vers Loudun. De lourds nuages s’accumulaient au-dessus de la ville. Un plan presque noir sur lequel se découpait un horizon enluminé par les rayons obliques du soleil. Les maisons en tuffeau, les champs de blé et de tournesols semblaient être découpés dans un carton fluo qu’on aurait apposé sur un ciel noir et jaune. Bony apprécia la luminosité particulière qui contrastait les couleurs et les formes. Aucun éclair n’était encore visible, mais les hallebardes allaient sans doute bientôt tomber à moins qu’il ne s’agisse d’un orage sec, créant davantage d’énervement et de regrets d’une pluie bienfaitrice. Les véhicules venant à sa rencontre avaient allumé leurs phares, mais n’avaient pas pris l’averse. Il ralentit progressivement en ar


