Corinne se chargea de prendre la décision à sa place. Elle remarqua la porte d’entrée du bâtiment restée entrouverte et s’en étonna. N’avait-elle pas mis le loquet ? Il n’y avait aucun risque que sa mère vienne voir ce qui se passait dans la remise, mais il valait mieux ne pas tenter le diable. Louise avait-elle bien réalisé les récents événements qui s’étaient déroulés dans la cour ? Quand elle l’avait vue sortir peu après le coup de fusil tiré du premier, Corinne avait pensé que sa mère, qu’elle supposait atteinte d’Alzheimer, était cette fois-ci devenue folle. Elle souriait, benoîtement, s’essuyant les mains à son éternel tablier à fleurs, plantée dans ses chaussures avachies. « Tu devrais te changer ma chérie », lui avait-elle dit. Corinne, trempée, couverte de boue, s’était relevée pé


