Jean se tourne et se retourne sur sa paillasse. L’idée est là, obsédante, et aussi l’image de l’idée, regard du dedans, comme un piège ou comme une promesse. Il ne veut pas la chasser : elle est si neuve et même inespérée depuis si longtemps ! Il voudrait simplement pouvoir s’en saisir, et l’orienter… la saisir et la ranger, docilement, paisiblement, pieusement, pour l’apprivoiser. Mais la sarabande reprend, hallucinante et joyeuse, entraînante et vertigineuse : ivresse où les quatre visages s’habillent de corps, s’ornent de chairs, se parent de lumière et d’ombre. Il serre les paupières pour lutter ou dénouer le vertige, mais la valse s’affole malgré lui et, quand il rouvre les yeux sur l’oppression d’un désir neuf, ce sont des corps nus et lascifs qu’il découvre ou invente, aux visages,


