Chapitre V. Dans l’âge d’or« EN un instant nous étions face à face, cet être fragile et moi. Il s’avança sans hésiter et se mit à me rire au nez. L’absence de tout signe de crainte dans sa contenance me frappa tout à coup. Puis il se tourna vers les deux autres qui le suivaient et leur parla dans une langue étrange, harmonieuse et très douce. D’autres encore arrivèrent et j’eus bientôt autour de moi un groupe d’environ huit ou dix de ces êtres exquis. L’un d’eux m’adressa la parole. Il me vint à l’esprit, assez bizarrement, que ma voix était trop rude et trop profonde pour eux. Aussi je hochai la tête, et lui montrant mes oreilles, je la hochai de nouveau. Il fit un pas en avant, hésita et puis toucha ma main. Je sentis alors d’autres petits et tendres tentacules sur mon dos et mes épaule


