XLI. Le “moit-de-jeûne”

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XLI. Le “moit-de-jeûne” Or, en revenant de la mêlée, où il avait pris grand chaud, Sagremor ôta son heaume : aussitôt il commença de se refroidir, d’où lui vint au cœur une si grande douleur que son visage noircit. Sentant qu’il s’affaiblissait, il pria tout bas monseigneur Yvain de le soutenir. – Sire, murmura-t-il, faites-moi étendre sur le lit : sitôt que j’aurai mangé et bu, cela passera. Messire Gauvain l’avait entendu : aidé de monseigneur Yvain, il le porta sur une couche ; et là, Merlin lui fit prendre du vin chaud, de manière qu’il se remit bientôt et s’endormit. Car telle était la nature de Sagremor : lorsqu’il était à jeun, s’il s’échauffait trop, il tombait en faiblesse dès qu’il se refroidissait ; mais cela ne lui arrivait pas souvent. Cependant les chevaliers s’étaient mi

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