C’est devant la cheminée que Pierre demande : « Alors, tu veux nous donner Terre-Dieu ? » Jean acquiesce : « Je te l’ai écrit, Terre-Dieu ne m’appartient pas. Vous êtes libres de le refuser aussi. Dans ce cas, je vendrai le domaine, mais à quelqu’un qui a un projet, quelqu’un qui veut être proche de la nature. J’ai l’impression que ce n’est pas ce qui manque, des gens qui cherchent. Et je vous donnerai l’argent. Si vous le refusez aussi, je ferai une donation à un conservatoire naturel ou à une association de protection des espèces… » Le silence impressionne, Jean pense qu’il a été comme d’habitude trop direct, cassant. Il reprend : « Dans la réalité, j’adore Terre-Dieu, mais je n’ai pas la force et l’âge a passé. Ce domaine est un symbole de résistance pour moi. C’est pour cela que j’ai


