— Toi aussi il est vrai, tu es victime d’un renvoi que rien ne laissait prévoir, et cela malgré la protection que t’accordait la reine. Devant l’air buté de sa nièce, Catherine s’empresse d’ajouter : — La cause m’importe peu, sache simplement que je suis heureuse de t’avoir près de moi. Ta présence me réconforte. — Je vous dois grand merci, chère tante ! Vous avez toujours fait preuve à mon égard d’une affectueuse compréhension sans jamais me juger. J’ai croisé peu d’êtres aussi tolérants que vous. Je vous le revaudrai en veillant sur vous avec sollicitude. Quant à la cause de ma disgrâce, je vous dirai juste qu’il ne fait pas bon déplaire à la nouvelle favorite. Antoinette a désormais tous les pouvoirs, au-delà même de ceux de notre souveraine. À l’évocation de ce prénom, le visage de


