Ce dimanche de juillet promettait d'être particulièrement torride, et à onze heures du matin le soleil dardait ses rayons avec déjà une rare violence. Lyon se trouvait écrasée sous une véritable chape de chaleur étouffante ; aucun brin d'air ne circulait entre tous ces bâtiments de béton. Guillaume, son sac de sport sur l'épaule rentrait chez lui après les deux heures de natation qu'il s'imposait chaque dimanche matin. Le sport lui était devenu nécessaire pour effacer les dégâts causés à son corps par son métier de conducteur d'engins sur les chantiers. Grâce à la nage et aux séances de musculation qu'il se forçait à effectuer deux fois par semaine, Guillaume à vingt-deux ans possédait un corps fin et musclé. Tout en remontant la rue Garibaldi, le jeune homme éprouvait un certain plaisir


