Chapitre 236 Point de vue d’Olivia Que resterait-il de vous si le monde vous croyait mort, si l’on célébrait votre départ alors que votre cœur continuait de battre, prisonnier d’un corps qui n’était plus le vôtre ? Que ressentir quand chaque geste, chaque larme, chaque hommage vous est destiné… sans que vous puissiez dire : *je suis là* ? La demeure de la meute vibrait d’une agitation funèbre. On courait dans tous les sens, on chuchotait, on accrochait des ornements à mon effigie, comme si mon existence se résumait désormais à quelques images figées et des rubans noirs. Tout était prêt pour m’enterrer dignement. À cet instant précis, j’ai eu envie de hurler, de briser ce silence hypocrite, de leur arracher la vérité : je respirais encore. J’étais là. Invisible, dissimulée sous une au


