Chapitre CCII Trois convives étonnés de souper ensembleLe carrosse était arrivé devant la première porte de la Bastille. Un factionnaire l’arrêta, et d’Artagnan n’eut qu’un mot à dire pour que la consigne fût levée. Le carrosse entra donc. Tandis que l’on suivait le grand chemin couvert qui conduisait à la cour du Gouvernement, d’Artagnan dont l’œil de lynx voyait tout, même à travers les murs, s’écria tout à coup : – Eh ! qu’est-ce que je vois ? – Bon ! dit tranquillement Athos, qui voyez-vous, mon ami ? – Regardez donc là-bas ! – Dans la cour ? – Oui ; vite, dépêchez-vous. – Eh bien ! un carrosse. – Bien ! – Quelque pauvre prisonnier comme moi qu’on amène. – Ce serait trop drôle ! – Je ne vous comprends pas. – Dépêchez-vous de regarder encore pour voir celui qui va sortir de


