Chapitre CXCI Deux jalousiesLes amants sont tendres pour tout ce qui touche leur bien-aimée ; Raoul ne se vit pas plutôt avec Montalais, qu’il lui baisa la main avec ardeur. – Là, là, dit tristement la jeune fille. Vous placez là des baisers à fonds perdus, cher monsieur Raoul ; je vous garantis même qu’ils ne vous rapporteront pas intérêt. – Comment ?… quoi ?… M’expliquerez-vous, ma chère Aure ?… – C’est Madame qui vous expliquera tout cela. C’est chez elle que je vous conduis. – Quoi !… – Silence ! et pas de ces regards effarouchés. Les fenêtres, ici, ont des yeux, les murs de larges oreilles. Faites-moi le plaisir de ne plus me regarder ; faites-moi le plaisir de me parler très haut de la pluie, du beau temps et des agréments de l’Angleterre. – Enfin… – Ah !… je vous préviens qu


