Chapitre CLVIII Où d’Artagnan reconnaît qu’il s’était trompé, et que c’était Manicamp qui avait raisonLe roi s’assura par lui-même, en allant jusqu’à la porte, que personne n’écoutait, et revint se placer précipitamment en face de son interlocuteur. – Çà ! dit-il, maintenant que nous sommes seuls, monsieur de Manicamp, expliquez-vous. – Avec la plus grande franchise, Sire, répondit le jeune homme. – Et tout d’abord, ajouta le roi, sachez que rien ne me tient tant au cœur que l’honneur des dames. – Voilà justement pourquoi je ménageais votre délicatesse, Sire. – Oui, je comprends tout maintenant. Vous dites donc qu’il s’agissait d’une fille de ma belle-sœur, et que la personne en question, l’adversaire de Guiche, l’homme enfin que vous ne voulez pas nommer… – Mais que M. de Saint-Aig


