Chapitre CLXII Trium-FéminatLe roi, une fois à Paris, se rendit au Conseil et travailla une partie de la journée. La reine demeura chez elle avec la reine mère, et fondit en larmes après avoir fait son adieu au roi. – Ah ! ma mère, dit-elle, le roi ne m’aime plus. Que deviendrai-je, mon Dieu ? – Un mari aime toujours une femme telle que vous, répondit Anne d’Autriche. – Le moment peut venir, ma mère, où il aimera une autre femme que moi. – Qu’appelez-vous aimer ? – Oh ! toujours penser à quelqu’un, toujours rechercher cette personne. – Est-ce que vous avez remarqué, dit Anne d’Autriche, que le roi fît de ces sortes de choses ? – Non, madame, dit la jeune reine en hésitant. – Vous voyez bien, Marie ! – Et cependant, ma mère, avouez que le roi me délaisse ? – Le roi, ma fille, app


