Chapitre CXLVIII ExplicationsAramis avait fait habilement une conversion pour aller trouver d’Artagnan et Porthos. Il arriva près de ce dernier derrière la colonne, et, lui serrant la main : – Vous vous êtes échappé de ma prison ? lui dit-il. – Ne le grondez pas, dit d’Artagnan ; c’est moi, cher Aramis, qui lui ai donné la clef des champs. – Ah ! mon ami, répliqua Aramis en regardant Porthos, est-ce que vous auriez attendu avec moins de patience ? D’Artagnan vint au secours de Porthos, qui soufflait déjà. – Vous autres, gens d’Église, dit-il à Aramis, vous êtes de grands politiques. Nous autres gens d’épée, nous allons au but. Voici le fait. J’étais allé visiter ce cher Baisemeaux. Aramis dressa l’oreille. – Tiens ! dit Porthos, vous me faites souvenir que j’ai une lettre de Baise


