Le Rideau Rouge

890 Mots
Il faisait chaud dans cette boutique. Pas à cause de la température. Mais de lui. Léa le savait. Elle l’avait repéré dès l’instant où elle était entrée. Il ne l’avait pas vue tout de suite. Ou peut-être que si. Peut-être que c’était une feinte. Il pliait des chemises avec un professionnalisme suspect, trop lent, trop concentré. Beau, mince, mais avec des épaules d’homme. Une gueule d’ange au regard sombre, des mains longues, des veines apparentes. Et cette chemise noire qui dessinait chaque muscle sous le tissu. Elle était venue essayer une robe. Mais elle savait très bien que ce n’était pas ça, le vrai but. Elle s’approcha du rayon, fit mine de s’intéresser à un tailleur noir, en caressant lentement la matière du bout des ongles. Il était juste derrière elle maintenant. — Besoin d’un conseil ? demanda-t-il, voix grave. Elle tourna la tête. Leurs yeux se croisèrent. Un instant suspendu. — Peut-être, souffla-t-elle. Je cherche quelque chose de… moulant. Il sourit à peine. Un coin des lèvres. — Je crois avoir ce qu’il vous faut. Il s’éloigna de quelques pas, sortit un cintre d’un portant caché. Une robe rouge sang, dos nu, tissu fluide mais serré là où il faut. — Essayez celle-ci. Je suis curieux de voir comment elle vous ira. Il la fixait. Il ne jouait pas au vendeur. Il jouait au mâle. Dominant. Confiant. Et elle adorait ça. — J’ai besoin d’aide pour la fermeture, peut-être… Il sourit encore. — Juste là, derrière vous. Cabine numéro 3. Rideau rouge. Vous m’appelez si vous avez besoin de moi. ** Elle entra. Ferma le rideau. Lentement. Ses mains défirent les boutons de sa chemise blanche. Chaque mouvement était volontaire, langoureux. Elle glissa sa jupe au sol, dévoilant ses longues jambes nues et sa culotte noire en dentelle fine. Elle ne portait pas de soutien-gorge. Ses seins se dressaient fièrement dans l’air tiède de la cabine. Elle passa la robe rouge. Le tissu glissa comme une caresse. La fermeture était bien trop haute pour elle. Elle le savait. Alors elle l’appela. — Excusez-moi ? J’ai besoin d’un peu d’aide… Elle entendit les pas. Lents. Calmes. Puis le rideau s’écarta. Il entra. Ferma le rideau derrière lui. — J’arrive, dit-il d’un ton presque neutre. Mais son regard était déjà accroché à ses seins nus, aux courbes dessinées sous le tissu. Ses mains se posèrent sur la fermeture éclair. Il la toucha. À peine. Et elle frémit. — Vous tremblez, souffla-t-il à son oreille. — Vos mains sont froides, mentit-elle. Il tira lentement la fermeture. La robe glissa davantage, dévoilant la naissance de ses fesses. Mais il ne s’arrêta pas. Il descendit un peu plus la fermeture. — Je crois qu’elle est trop petite, murmura-t-il. — Je crois surtout que vous voulez m’enlever cette robe… Il posa les mains sur ses hanches. Colla son torse à son dos. — T’as raison. Il la plaqua contre le mur de la cabine. La robe glissa entièrement, tombant à ses pieds. Elle était nue devant lui, à part cette culotte qu’il arracha d’un geste sec. Ses doigts glissèrent entre ses fesses, effleurèrent son sexe déjà mouillé. — T’es trempée. Tu m’attendais ? — Je savais que tu viendrais. Il s’agenouilla sans prévenir. Sa langue s’enfonça en elle. Léa gémit, la main plaquée contre le miroir, les jambes écartées. Il l’explora avec faim. Il la léchait avec une technique insensée. Il traçait des cercles, suçait son c******s, l’aspirait. Ses jambes vacillaient. — Tu veux que je te lèche jusqu’à ce que tu cries ? souffla-t-il. — Oui… oui, p****n, ne t’arrête pas… Il glissa deux doigts en elle. Les bougea lentement. Puis de plus en plus vite. Sa langue sur son c******s. Ses doigts en elle. Elle se cambra, plaqua ses fesses à son visage. Il grogna. — T’as un goût de vice. T’as envie de te faire salir, hein ? — b***e-moi. Maintenant. Il se leva. Ouvrit sa braguette. Sortit sa queue. Dure. Longue. Parfaite. Il la frotta contre elle, doucement. — Dis-le. — Je veux sentir ta queue en moi. J’veux que tu me b****s comme une chienne dans cette cabine. Il la prit par la taille. L’enfonça en elle d’un coup. Elle cria. Il la baisait fort. Brutalement. Le claquement de son bassin contre ses fesses résonnait dans la cabine. Elle s’accrochait au mur, au miroir, à tout ce qu’elle pouvait. — T’as jamais été baisée comme ça, hein ? dit-il entre ses dents. — Non… jamais… continue… ne t’arrête surtout pas… Il la claque. Fort. Encore. — Tu vas gicler sur ma queue, s****e ? — Oui, j’vais jouir… j’vais tout lâcher… Il accélère. Elle hurle. Son o*****e l’écrase, la transperce. Son corps se plie, se contracte, explose. Il continue, encore et encore, jusqu’à ce qu’elle jouisse une seconde fois, plus fort, plus sale, les jambes flasques. Il sort juste à temps. Et vient sur son dos, en râlant. Un long gémissement de soulagement. ** Silence. Souffles mêlés. Il la regarde. Il la rhabille lentement. Il ajuste la robe. Elle sourit, les jambes encore tremblantes. — Je crois que je vais la prendre, cette robe. Il la fixe, un brin moqueur. — Elle te va parfaitement. Mais t’es plus belle nue. ** Elle sort de la cabine. Cheveux défaits. Regard brillant. Sexe encore chaud. Et une nouvelle addiction à assouvir. ---
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