LXXXVII

937 Mots

LXXXVII Le capitaine me reçoit à la coupée, en tenue assez correcte de Yankee ; la chola, transformée, porte une robe en soie rose, avec un collier magnifique en perles des îles Pomotou ; j’admire combien elle est belle et combien sa taille est parfaite. Nous voici dans le logis aux étonnantes murailles bardées de fer. Il y fait sombre et lourd ; mais, par les petites fenêtres épaisses, on voit resplendir des choses qui semblent enchantées : une mer d’un bleu laiteux et d’un poli de turquoise, une île lointaine, d’un violet rose d’iris, et de tout petits nuages orangés flottant dans un profond ciel d’or vert. Après, quand on a détourné ses yeux de ces petites fenêtres ouvertes, de ces contemplations de lumière, on retrouve plus étrange le logis bas, irrégulier sous ses énormes solives,

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER