XI. — Au secours ! Lorsque, par la suite, Arsène Lupin me raconta cet épisode de la tragique aventure, il me dit à ce propos, et non sans fatuité : — Ce qui m’étonnait alors, et ce qui m’étonne encore aujourd’hui comme une des victoires les plus belles dont j’ai le droit de m’enorgueillir, c’est que j’ai pu admettre tout à coup, et ainsi qu’un problème irrévocablement résolu, l’innocence de Sauverand et de Marie-Anne. Cela, je vous le jure, est de premier ordre et dépasse, en valeur psychologique aussi bien qu’en mérite policier, les plus fameuses déductions des plus fameux détectives. » Car enfin, tout bien pesé, il ne s’était pas produit l’ombre d’un fait nouveau qui me permît de réviser le procès. Les charges accumulées contre les deux captifs étaient les mêmes, et si graves qu’aucun


