Mazeroux réunit les talons, et, d’un geste d’ancien soldat, fit le salut militaire. — Je reste ici, monsieur le préfet. Et, pivotant sur lui-même, il alla reprendre sa place à l’écart. Il y eut un silence, M. Desmalions se mit à marcher dans la pièce, les mains au dos, puis, s’adressant au chef de la Sûreté et au secrétaire général : — Enfin, vous êtes de mon avis, j’espère ? — Mais oui, monsieur le préfet. — N’est-ce pas ? D’abord cette hypothèse ne repose sur rien de sérieux. Et ensuite, quoi, nous sommes gardés ! Les bombes ne vous dégringolent pas comme ça sur la tête. Il faut quelqu’un qui les jette. Comment ? Par où ? — Par le même chemin que les lettres, risqua le secrétaire général. — Hein ? Alors vous admettez ?… Le secrétaire général ne répondit pas et M. Desmalions n’ac


