X Madame Dezig avait opté pour ce qui se voulait une élégance sportive. Ses pieds, pointure 42 ou 43, s’ornaient d’espadrilles bleues à b****s jaune fluo, sans doute pour le cas où les circonstances exigeraient de courir. Son éternelle combinaison de chantier laissait place à un léger pantalon de pêche à la crevette qui, du mi-mollet à la taille, contenait tant bien que mal ses formes. Son corsage était rempli, transparent, d’un vert éclatant. Le sac à dos, chargé d’utiles provisions de route, arborait un bel éléphant Babar. Quand il la vit arriver, fort en avance sur l’horaire prévu, Morand jugea l’intention louable et le résultat en deçà de toute espérance. — Alors on y va ? s’impatienta-t-elle. Morand temporisa. Il devait d’abord conduire les enfants à l’école. Et les salons de coiffu


