XIV — En retard, Morand, laissa tomber le patron. Faudrait pas que ça devienne une habitude. Le légiste venait de transmettre son rapport complet. La victime avait été neutralisée par une injection massive de pentobarbital, dont se servent les vétérinaires pour euthanasier les animaux : 5 ml pour un chat, 10 à 20 pour un chien selon sa taille, 100 à 150 pour un cheval. Vu la grosseur de la perforation que le planteur de l’aiguille avait provoquée dans le dos, à hauteur des reins, l’assassin avait dû utiliser une grosse seringue de 200 ml au moins. La mort avait été quasi instantanée, annihilant toute réaction possible. Le cadavre ne portait d’ailleurs aucune trace de coup ni même de la moindre tentative d’autodéfense. — Et qui c’est qui va se taper la tournée des vétos ? soupira Langeron


