CVL’intérieur de Coriolis était toujours heureux. Anatole continuait à y jeter sa gaieté, ses folies gamines. Manette y mettait l’enchantement de sa personne. Quand elle était là, dans l’atelier, vêtue d’une robe blanche, sur laquelle tranchait un petit châle d’enfant d’un rouge sang de bœuf, la taille dénouée et toute alanguie des paresses de la femme grosse, belle d’une beauté nonchalante, épanouie, rayonnante, Coriolis oubliait tout. Une tendresse reconnaissante s’était peu à peu glissée dans son amour pour cette femme qui remplissait et animait sa maison, lui faisait la vie coulante et facile, lui épargnait les tracas du ménage, mettait chez lui un de ces gouvernements légers qu’on ne voit pas et qu’on ne sent pas. Entre Manette et lui, il y avait tous les rapprochements qui font du


