XCVISeptembre amenait les derniers beaux jours. La forêt, sous les chaleurs de l’été, avait pris des rayonnements plus doux. Des touches de jaune et de roux couraient sur le bout des feuillages, rompant les crudités du vert. Le ciel faisait de grands trous dans les masses plus légères. Autour des branches dégagées et d’un dessin plus net, les feuilles plus rares ne mettaient plus que des nuances. Au-dessus des houx métalliques, des genévriers à verdure dense, tout se fondait en montant dans des harmonies suprêmes et pâlissantes, qui mêlaient les teintes du Midi aux brumes du Nord. On eût cru voir les adieux de la forêt. L’arcade de ses grands chemins baignait dans une tendresse verte et rose ; elle trempait dans des effacements de pastel et des limpidités de brouillard éclairé. Un instant,


