CIIILes amis de Coriolis s’étaient étonnés de ne pas le voir commencer quelque grand morceau, une œuvre importante à son retour de Fontainebleau, après un si long repos. Des mois se passaient : Coriolis continuait à ne rien jeter sur la toile. Il sortait toute la journée, et s’en allait errer dans Paris. Il battait les quartiers les plus éloignés et les plus opposés ; il coudoyait les populations les plus diverses. Il allait, marchant devant lui, fouillant, d’un œil chercheur, dans les multitudes grises, dans les mêlées des foules effacées ; tout à coup, s’arrêtant et comme frappé d’immobilité devant un aspect, un geste, l’apparition d’un dessin sortant d’un groupe. Puis, accroché par un individu bizarre, il se mettait à suivre, pendant des heures, l’originalité d’une silhouette excentriq


