LXXIVCoriolis passait ses journées dans la forêt, sans peindre, sans dessiner, laissant se faire en lui ces croquis inconscients, ces espèces d’esquisses flottantes que fixent plus tard la mémoire et la palette du peintre. Une émotion, une émotion presque religieuse le prenait chaque fois, quand, au bout d’un quart d’heure, il arrivait à l’avenue du Bas-Bréau : il se sentait devant une des grandes majestés de la Nature. Et il demeurait toujours quelques minutes dans une sorte de ravissement respectueux et de silence ému de l’âme, en face de cette entrée d’allée, de cette porte triomphale, où les arbres portaient sur l’arc de leurs colonnes superbes l’immense verdure pleine de la joie du jour. Du bout de l’allée tournante, il regardait ces chênes magnifiques et sévères, ayant un âge de die


