LXRentrant un soir, Coriolis trouva Manette couchée. Elle ne dormait pas encore, mais elle était dans ce premier engourdissement où la pensée commence à rêver. Les yeux encore un peu ouverts et immobiles, elle le regarda, sans bouger, sans parler. Coriolis ne lui dit pas un mot ; et lui tournant le dos, il se mit au coin de la cheminée à fumer avec cet air qu’a par derrière la mauvaise humeur d’un homme en colère contre une femme. Puis tout à coup, d’un mouvement brusque, jetant son cigare au feu, il se leva, s’approcha du lit, empoigna le bâton d’une petite chaise dorée sur laquelle avaient coulé la robe et les jupons de Manette. Manette ne remua pas. Elle avait toujours ce même regard qui regardait et rêvait, ces yeux tranquilles et fixes, nageant à demi dans le bonheur et la paix du so


