LXII

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LXIIFidèle à la promesse qu’elle avait faite à Coriolis, Manette ne posait plus pour d’autres. Quand Coriolis sortait, et qu’elle le savait parti pour plusieurs heures, elle restait immobile à regarder la pendule, attendant pendant un certain temps qu’elle comptait. Puis, se levant, elle allait à la porte de l’atelier dont elle ôtait la clef, retirait d’un coffre des petits fagots de bois de genévrier, qu’elle jetait sur le feu du poêle, en regardant autour d’elle comme une petite fille qui est seule et qui fait une chose défendue. Elle commençait à se déchausser, mais tout doucement, peu à peu, avec une lenteur où elle mettait comme une paresseuse et longue coquetterie, écoutant complaisamment le cri de soie de son bas, qu’elle arrachait mollement de sa jambe. Ses bas ôtés, elle prenait

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