LXX

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LXXCoriolis avait été assez rudement secoué par sa maladie. Il ne reprenait ses forces que lentement, travaillant mal, manquant de l’entrain de la santé, souffrant de la chaleur de l’été, intolérable cette année-là. – C’est une drôle de chose, dit-il un jour à Anatole, quand on a dix-huit ans on ne s’aperçoit pas du mois de juillet à Paris… On ne sent pas qu’on étouffe et que les ruisseaux puent ; du diable si l’on a l’idée de penser à des endroits où il y a de l’air et de l’ombre d’arbres… – Ah ça !… fit Anatole, est-ce que tu aurais le projet d’acheter une maison de campagne avec un jet d’eau ? – Non, répondit Coriolis, ça ne va pas jusque-là… mais, mon Dieu, si ça vous convenait à Manette et à toi… – Quoi ? fit Manette. – D’aller à la campagne, tout bêtement, comme des boutiquiers

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