XXVIIIL’hiver arrivé, les commandes, les portraits manquant, Anatole fut obligé de descendre aux bas métiers qui nourrissent l’homme d’un pain qui fait d’abord rougir l’artiste, et finissent par tuer chez tant de peintres, sous le labeur ouvrier, le premier orgueil et la haute aspiration de leur carrière. Il accepta, chercha, ramassa les affaires d’industrie, les travaux de rebut et d’avilissement : les panneaux, dont on déjeune, les paysages de Suisse qui donnent l’argent d’une paire de souliers. Il fit, dans cette misérable partie, tout ce qui concernait son état : des portraits de morts, d’après des photographies ; des dessins décolletés, pour la Russie ; des dessus de cartons de modes pour Rio-Janeiro. Il accrocha des entreprises de Chemins-de-Croix au rabais, qu’il peignait à la diabl


