XXXIVUn matin, Anatole fut fort étonné de voir entrer la petite bonne de sa mère lui apportant une lettre. Sa mère le priait de venir passer la soirée chez elle avec un de ses oncles, un frère de son père, qu’il n’avait jamais vu, et qui désirait le connaître. Le soir, Anatole trouva chez sa mère un baba, du thé, les deux lampes Carcel allumées, et un monsieur à collier de barbe noire qui l’invita à déjeuner avec lui le lendemain. Le lendemain, sur les deux heures, dans un cabinet du Petit-Véfour, au Palais-Royal, les deux coudes sur une table où trois bouteilles de Pomard étaient vides, l’oncle, le gilet déboutonné, contait, avec l’expansion du Bourgogne, ses affaires à son neveu, la part qu’il avait à Marseille dans une fabrique de produits chimiques pour la savonnerie, ses déplacement


