CHAPITRE XXVIl est d’usage en Alsace que, pour la première fête qui suit les fiançailles, la fiancée offre à toutes les jeunes filles du village une collation composée de gâteaux, de fruits, de sucreries et de liqueurs douces, pendant que le fiancé, s’il est du même village, paye à boire à tous les jeunes gens. Cet usage est tellement de rigueur, que les jeunes personnes, sans être invitées, viennent d’elles-mêmes dans la maison de la fiancée faire leur compliment et se mettre à table. Libre aux jeunes gens de s’abstenir et aux jeunes filles de rester chez elles ; mais ni le fiancé ni la fiancée n’ont le droit de refuser personne, pas même l’enfant d’une famille ennemie. Le jour de la Pentecôte, madame Riche fit dresser deux tables qui pliaient sous les gâteaux, les fleurs, les fruits et


