IX Le neuvième coup

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IX Le neuvième coupGonzague promena sur les convives un regard de maître. — Il n’a pas la tête à lui, murmura-t-il ; je l’excuse… mais s’il en était un parmi vous… — Elle acceptera !… balbutia Navailles pour l’acquit de sa conscience. C’était peu ; les autres n’en firent pas autant. La menace de ruine avait porté ; depuis Oriol, abruti par la terreur, jusqu’à Nocé, Gironne, Choisy et autres qui étaient gentilshommes, on ne voyait là que misérables esclaves. La honte est comme les morts de Burger qui vont vite. Et c’est surtout en ces siècles trafiquants que la chute est rapide et profonde. Gonzague savait qu’il lui était permis désormais de tout oser. Ces gens étaient tous ses complices. Il avait une armée. Gonzague remit le bouquet à sa place. — Assez sur ce sujet, dit-il, nous

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