IV Gascon et Normand

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IV Gascon et NormandCeci fut dit d’un ton allègre et gai. Ce diable de bossu semblait avoir le privilège de régler le diapason de l’humeur générale. Les roués qui entouraient Gonzague et Gonzague lui-même, tout à l’heure si sérieux, se prirent incontinent à rire. — Ah ! ah ! fit le prince, le vent soufflait de chez nous ? — Oui, monseigneur… j’accourus… dès le seuil j’ai senti que j’étais au bon endroit… je ne sais quel parfum a saisi mon cerveau… sans doute le parfum du noble et opulent plaisir… je me suis arrêté pour savourer cela… cela enivre, monseigneur : j’aime cela. — Il n’est pas dégoûté, le seigneur Ésope ! s’écria Navailles. — Quel connaisseur ! fit Oriol. Le bossu le regarda en face. — Vous qui portez des fardeaux, la nuit, dit-il à voix basse, vous comprendrez qu’on est

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