La lourde porte en chêne de leur chambre commune grinça en se refermant, un bruit définitif, comme celui d'un tombeau scellé. Au clic du verrou, le monde bascula dans un tourbillon de mouvement et de fureur. Kael se mit en mouvement. Sans prévenir, sans crier gare, sans accusation. Il se jeta sur elle, tel un ouragan de fierté blessée et de puissance brute d'alpha. Ses mains s'agrippèrent à ses bras, la faisant tournoyer, la repoussant violemment jusqu'à ce que l'écorce rugueuse du pilier central racle sa tunique. Le choc lui ébranla les dents et elle poussa un cri, plus de surprise que de douleur. « Tu l'as laissé entrer. » Les mots résonnèrent comme un grognement sourd et guttural contre son oreille, son corps, un mur de muscles tendus, la plaquant contre le bois. Son souffle était cha


